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L'établissement bancaire mondial Crédit Agricole a adopté GitLab pour sa gestion du code source, mais a également tiré parti des fonctionnalités d'automatisation proposées par la plateforme pour améliorer l'efficacité des équipes de développement.
En raison de l'engouement des utilisateurs, Crédit Agricole Corporate & Investment Bank (CACIB) a adopté GitLab pour sa gestion du code source (SCM), sa gestion robuste de l'intégration et son automatisation fluide.
L'adoption de GitLab nous a permis de créer de nouvelles applications en quelques heures au lieu de plusieurs jours.
Crédit Agricole CIB est la banque de financement et d'investissement du groupe Crédit Agricole, le douzième plus important groupe bancaire mondial en termes de fonds propres de catégorie 1 (The Banker, juillet 2019). Près de 8 000 collaborateurs répartis en Europe, dans les Amériques, en Asie-Pacifique, au Moyen-Orient et en Afrique accompagnent les clients de la banque et répondent à leurs besoins financiers dans le monde entier. Crédit Agricole CIB propose à ses grandes entreprises et institutions clientes une gamme de produits et de services dans les secteurs des marchés de capitaux, de la banque d'investissement, du financement structuré, de la banque commerciale et du commerce international. Crédit Agricole CIB, l'identité institutionnelle de l'établissement financier, possède des équipes dans environ 37 pays, avec notamment la division des systèmes d'information de Crédit Agricole CIB appelée Global IT (GIT).
Crédit Agricole CIB utilisait des solutions centralisées de gestion du code source depuis 2011. Au fil du temps, le besoin de solutions capables d'améliorer les performances, de renforcer l'expérience utilisateur et d'accroître la flexibilité s'est fait sentir, en particulier pour les équipes de développement réparties dans différentes zones géographiques telles que Paris, Londres ou Singapour.
De plus, la gestion des branches n'était pas standardisée, et des éléments autres que du code source étaient stockés dans des dépôts, ce qui impactait les performances et l'expérience utilisateur. « Nous avions besoin en priorité de pouvoir gérer nos solutions à l'échelle mondiale. Toutes les entreprises utilisent Git, qu'elles aient besoin d'une SCM décentralisée ou non. C'est un outil tellement prédominant sur le marché qu'il est bien plus facile d'intégrer de nouveaux collaborateurs lorsqu'on utilise de telles normes dans le secteur », explique Nicolas Jautée, Software Factory et DevOps Expert.
Le manque d'intégration native avec les outils, ainsi qu'entre les équipes, était criant. Les équipes DevOps gèrent la plateforme et créent les accès afin que les équipes puissent ensuite gérer leur propre contenu, avec autant de dépôts que nécessaire pour le stockage du code sans contrainte administrative. Cette intégration autonome était l'une des raisons pour lesquelles Crédit Agricole CIB recherchait une nouvelle plateforme pour la gestion du code source. « L'objectif est d'avoir des équipes qui peuvent être autonomes et assumer leurs responsabilités avec notre soutien et notre expertise (si nécessaire), mais qui sont aussi capables d'agir par elles-mêmes afin de se montrer réactives dans leurs activités », précise Nicolas Jautée.
Crédit Agricole CIB avait l'intention d'adopter une implémentation de la plateforme Git, ce qui a conduit à une étude comparative et à des études de faisabilité entre diverses solutions. « À cette époque, nous avons examiné GitLab et constaté que la plateforme offrait d'excellentes fonctionnalités. Son implémentation était plus pertinente et plus facile à gérer que celle des plateformes de test en boîte noire », explique Nicolas Jautée. De plus, d'autres entités du groupe Crédit Agricole utilisaient déjà GitLab et obtenaient de bons résultats.
Auparavant, Crédit Agricole CIB avait effectué plusieurs migrations SCM descendantes au fil du temps. Cependant, avec GitLab, les équipes ne voulaient pas imposer de migration : « Pour GitLab, nous avons laissé le bouche-à-oreille et les préférences des utilisateurs suivre leur cours. Les licences que nous avons achetées la première année ont été utilisées en moins de 9 mois. Je crois que nous avons même dû acheter plus de licences avant la fin de la première année, alors que nous n'avions fait aucune communication officielle au sujet de cet outil ; nous avons simplement laissé l'engouement faire son travail », explique Nicolas Jautée.
Contrairement à l'approche habituelle, GitLab a été lancée de manière ascendante et promue initialement par les équipes projet. Les équipes d'infrastructure ont également testé les fonctionnalités et la documentation. Le modèle de construction ascendante et de distribution virale a permis une adoption rapide. « Les collaborateurs qui voulaient véritablement utiliser cet outil savaient pourquoi ils l'appréciaient. En effet, la direction n'a pas imposé de campagne de migration. Jusqu'à présent, nous n'avons pas estimé que cela était nécessaire, car les projets sont arrivés naturellement, et les utilisateurs ont vu les avantages apportés par la plateforme. Aujourd'hui, nous fournissons un standard IT4IT, puisque c'est notre cœur de métier, mais nous nous sommes rapidement retrouvés dans une situation où l'outil dépassait le périmètre initial que nous avions prévu », explique Sedat Guclu, Head of Software Factory and Devops.
Avec les solutions précédentes, les équipes devaient s'occuper de toutes les étapes administratives, ajouter des utilisateurs, gérer les identifiants, etc. Le processus était difficile à gérer et chronophage, et entraînait de longs délais pour les utilisateurs. Libérer du temps pour les équipes de développement avec une solution en libre-service faisait partie des priorités. GitLab a ainsi permis de réaliser des économies significatives qui n'avaient pas été prévues initialement. « Cette solution fondée sur la communauté, avec une utilisation illimitée et gratuite, nous permet de créer de la documentation et des tutoriels, de réaliser des études de faisabilité, des prototypes et du développement en innersource. Tout le monde peut y contribuer, et nous n'avons pas à nous soucier du nombre de licences requises », explique Sedat Guclu. « Nous conservons une plateforme communautaire, et disposons d'une plateforme “Enterprise” qui héberge le code métier et tous les systèmes d'automatisation, qu'il s'agisse d'infrastructure, de CI/CD ou autre, pour pouvoir couvrir les deux volets et mieux répartir l'utilisation en conséquence. »
« GitLab est bien plus qu'un simple gestionnaire de code source. Il possède tout un écosystème : gestion intégrée des tâches, CI intégré, etc., qui est totalement absent de nos solutions précédentes. Ce sont les principaux aspects qui ont motivé notre approche initiale », ajoute Nicolas Jautée.
GitLab possède un avantage remarquable : la plateforme peut être intégrée dans tout environnement existant. En effet, pour les équipes, il est plus simple d'utiliser un outil qui peut être installé et maîtrisé rapidement. De plus, GitLab s'est démarqué de ses concurrents grâce à ses fonctionnalités supérieures, notamment la gestion du code, mais aussi la possibilité de déléguer la gestion à long terme du contenu aux responsables de périmètre.
Les équipes chargées de l'infrastructure utilisent désormais GitLab pour l'automatisation, y compris la construction de machines sur un cloud privé. Les processus de sortie d'applications sont également basés dans GitLab. « Ce n'est pas exactement ce que nous avions prévu. Nous avions au départ pour objectif d'héberger le code de nos applications métier, mais d'autres équipes, par extension, ont vu des avantages supplémentaires dans la plateforme », explique Sedat Guclu.
Crédit Agricole CIB compte désormais des utilisateurs GitLab à la fois côté IT et côté métier, et utilise l'outil pour des tâches informatiques ainsi que des guides ou tutoriels. Certains membres de l'équipe utilisent les modules Mermaid ou LaTeX qui s'intègrent dans GitLab pour générer de la documentation scientifique. « Ce sont d'autres exemples d'utilisation que nous n'avions pas prévus. L'engouement est allé bien au-delà de ce que nous avions imaginé à l'origine, étant donné que nous avons commencé avec un petit nombre d'utilisateurs. La première année, nous avions 400 utilisateurs. Aujourd'hui, nous comptons 2 000 utilisateurs Enterprise, et ce nombre augmente chaque jour. L'usage de la plateforme est désormais autonome, ce qui nous a énormément aidés, tant en ce qui concerne la standardisation que l'automatisation », ajoute Sedat Guclu.
L'intégration a également été simplifiée et rationalisée avec GitLab, comme l'explique Sedat Guclu : « Nous avions autrefois besoin de cinq à dix jours pour toute intégration. Aujourd'hui, il nous suffit d'une journée. L'espace peut être créé en quelques heures, et si la personne dispose déjà des autorisations, le processus ne demande que quelques minutes. Ensuite, la personne peut gérer l'ensemble du processus et créer ses propres dépôts. »
Les équipes de développement peuvent désormais effectuer elles-mêmes des migrations de code existant. L'avantage principal est que cela leur permet de faire des migrations de test pour tester le code récupéré et adapter les environnements afin de pouvoir les exécuter en parallèle du développement de l'application. Entre-temps, elles peuvent faire des tests dans GitLab et continuer les livraisons, car une solution corrective d'urgence n'est pas nécessaire sur l'application. « En ce qui concerne les migrations, nous sommes passés de presque un mois avec les stratégies de migration précédentes à quelques jours qui peuvent être adaptés aux priorités du projet. Ce sont les équipes qui décident du moment de la migration, des modalités de test et de la configuration de leurs usines logicielles en parallèle afin de continuer à livrer les applications existantes tout en vérifiant que les tâches sont effectuées de la même manière dans GitLab. C'est une évolution réellement pratique », explique Sedat Guclu.
D'ici fin 2021, Crédit Agricole CIB prévoit d'héberger tout le code open source dans GitLab. Au cours des trois années qui ont suivi l'adoption de GitLab, le groupe est passé de zéro utilisateur à 1 500 sans imposer la plateforme aux équipes. Il existe désormais une grande chaîne d'automatisation avec plus de 200 runners, ce qui signifie que Crédit Agricole CIB a non seulement adopté GitLab pour la gestion du code, mais aussi pour l'automatisation. « Des Data Scientists utilisent également GitLab pour des bloc-notes qu'ils développent avec Anaconda ou des outils similaires, alors qu'ils n'avaient jamais utilisé ce type de solution auparavant. Ils ne voyaient aucun avantage à la gestion de leur code source dans ce type d'outil. C'est d'ailleurs ce qu'ils nous ont dit », explique Sedat Guclu. « Aujourd'hui, nous constatons qu'ils demandent également ce type de solution, car ils peuvent collaborer plus facilement avec les autres membres de leur équipe. »
Le succès de l'adoption de GitLab au sein de Crédit Agricole CIB a contribué à la promotion de la plateforme en tant que standard au sein du groupe Crédit Agricole, avec un accent mis sur les initiatives innersource et open source.
À la date de publication, toutes les informations et les personnes mentionnées dans l'étude de cas sont exactes.